Pourquoi la naturopathie ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il me semble essentiel de vous parler de mon histoire avec la naturopathie. C’est vrai ça, pourquoi la naturopathie ? Dans cet article, je partage avec vous comment j’ai découvert ce qui est aujourd’hui devenu ma passion et sera, d’ici septembre 2022 j’espère, mon métier. Tout a commencé avec une diététicienne. De discussions en réflexions, j’ai découvert la naturopathie. Un an après, je m’inscrivais à ma formation. Le début d’une belle aventure… Confidences…

Tout commence par un rééquilibrage alimentaire…

Remontons à environ 5 ou 6 ans. À l’époque, j’avais 15 kilos de plus et je ne supportais plus le reflet que je voyais dans le miroir ni la sensation dans mes vêtements, toujours trop serrés… Sur les conseils d’une amie, je suis allée voir une diététicienne. Et avec le recul, je peux dire que ça a changé ma vie… Et pourtant c’était plutôt mal parti. Je me souviens que j’avais du noter une ou deux semaines de repas pour préparer mon premier rendez-vous. Cela permettait à la diététicienne de voir un peu comment je mangeais en détail. Le verdict a été sans appel. Elle m’a dit « bon, et bien, il va falloir manger comme une adulte maintenant ! ».

Il faut dire qu’à l’époque, je mangeais vraiment n’importe comment. Plats préparés, gâteaux industriels, sodas, fast-food et compagnie. Vous la voyez la fille qui revient de loin ? Quelques années auparavant même, on habitait, avec celui qui est aujourd’hui mon mari, au-dessus d’un Quick, qui se trouvait en face d’un… McDo. Vous voyez le truc ? J’étais étudiante et la solution de facilité était souvent d’aller chercher un truc rapide…

Je ne mangeais que peu de légumes, beaucoup de féculents, de mauvaises graisses et trop de sucre. La seule chose positive concernait les fruits. J’ai toujours adoré ça. Une bonne habitude donnée par mon père. Je me souviens des kilomètres qu’on faisait l’été en vacances pour trouver des bons abricots et brugnons !

Grâce à ma diététicienne, bienveillante et patiente, j’ai appris beaucoup. Je suis même repartie à zéro. J’ai véritablement appris ce que voulait dire manger équilibré. Et petit à petit, je me suis passionnée pour la nutrition. Mon mari m’a tout de suite suivie dans ma démarche. En parallèle de l’alimentation, on a repris une activité physique régulière. J’ai perdu 15 kilos, lui 25, et a même réalisé un marathon en 2019 !

Le grand chamboulement de ma grossesse…

Il y a maintenant trois ans, délestés de nos kilos superflus et avec un meilleur moral, mon mari et moi avons pris la plus jolie décision de notre vie : devenir parents. Si l’idée d’être maman me comblait de joie, celle de reprendre les kilos que j’avais perdus me hantait. J’ai donc continué à voir ma diététicienne, qui m’a accompagnée tout au long de ma grossesse. J’ai pris seulement 12 kgs, sans me priver. J’avais tellement à cœur de transmettre le meilleur à ma fille pour lui permettre de prendre un bon départ dans sa vie…

Une grossesse, ça chamboule tout. J’ai profité de mon congés pour prendre du recul et je me suis demandée ce que je voulais vraiment faire. J’avais en tête une idée que j’avais à ce moment résumée comme « un médecin généraliste du bonheur ». Je voulais accompagner des gens comme on m’a aidée sur le plan de l’alimentation, en ajoutant quelques techniques complémentaires comme la méditation ou le sport. Sans oublier les plantes. Elles étaient déjà très présentes à l’époque, puisque je tenais ma propre boutique en ligne de thé. Je m’étais dit que je pourrai aider les gens d’une manière générale et les orienter vers des spécialistes selon leurs besoins. Comme un médecin généraliste, je m’imaginais les recevoir et les diriger vers des spécialistes tels qu’un(e) sophrologue, un(e) diététicien(ne), un(e) coach sportif(ve), etc.

Je ne savais pas vraiment la forme exacte que cela prendrait mais ce dont j’étais sûre, c’est que je voulais aider les autres. Comme on m’avait aidée moi. Et cela me guide toujours aujourd’hui.

La découverte de la naturopathie

Un jour, je discutais avec une amie (la même qui m’avait conseillé d’aller voir ma diététicienne), on parlait de mon projet. Elle me conseille de regarder du côté de la phytothérapie. Elle trouvait que ça me correspondait bien. En rentrant chez moi, j’ai tout de suite fait des recherches. Phytothérapeute m’a alors rapidement conduite vers la naturopathie. Et quand j’ai lu ce que c’était, cela a fait tilt !

C’était exactement ce que j’avais en tête depuis plusieurs années. Je me suis immédiatement reconnue dans les principes et les valeurs de la naturo. Il me semblait que j’avais enfin trouvé ma voie. L’excitation était à son comble. Seulement voilà, on ne devient pas naturopathe en ayant lu quelques livres. Si la profession n’est pas officiellement reconnue par l’État (dans les faits, n’importe qui peut s’installer comme naturopathe du jour au lendemain), il est quand même mieux de suivre une formation. On parle de santé et on ne joue pas avec ça.

Mes premières recherches m’ont alors montré que les écoles se trouvaient loin de chez moi : Paris, Toulouse, Lille, Bordeaux, Lyon, etc. Ma fille avait à peine quelques mois. Il me semblait inconcevable de partir un week-end complet à l’autre bout de la France sans mon bébé. De plus, les frais de déplacement à terme représentaient une somme trop importante. Alors j’ai regardé du côté des formations à distance, comme un lot de consolation. C’était un peu « ça ou rien », et renoncer à mon rêve.

Et puis, quelques mois plus tard, en avril 2019, je relance des recherches. Et, complètement par hasard, sur le site du Pôle emploi, je découvre qu’une école va ouvrir en septembre à Clermont-Ferrand (merci Myrtea formations !). Je vous laisse imaginer mon excitation ! Comme une gosse le matin de No¨el. J’ai tout de suite dit à mon mari « c’est un signe ! ». On a alors beaucoup discuté tous les deux. S’engager dans une formation de 3 ans, un week-end sur deux en présentiel, avec une petite fille de moins de 2 ans, n’est pas une décision qu’on prend à la légère.

Le grand saut : l’inscription à ma formation de naturopathie

Mon mari m’a tout de suite soutenue et m’a dit de foncer. J’ai attendu quelques semaines, le temps de bien peser le pour et le contre et de m’arranger avec ma culpabilité de laisser mon bébé un week-end sur deux. Partir le samedi matin, rentrer le samedi soir puis repartir le dimanche matin en laissant mes deux amours, quel crève cœur ! J’ai failli renoncer, me trouvant trop égoïste de vouloir me lancer dans cette formation. Et puis, je me suis rendue à l’évidence. Et les papillons que j’avais dans le ventre à chaque fois que je regardais le programme de formation ont fini de me convaincre.

C’est ainsi que j’ai débuté ma formation en septembre 2019. Je me souviens du premier jour où je suis partie, partagée entre l’excitation de débuter cette belle aventure et la culpabilité de laisser mon mari et ma fille à la maison… Et puis j’ai tout de suite aimé l’ambiance qui régnait, que ce soit avec mes collègues ou la première intervenante, qui a posé les Accords Toltèques comme base de fonctionnement. Je me suis dit que ça ne pouvait que bien se passer ! Je suis rentrée le dimanche soir avec des étoiles plein les yeux, et en me disant que j’étais au bon endroit, avec les bonnes personnes !

C’est ainsi que nous nous donnons rendez-vous toutes les deux semaines pour apprendre notre futur métier. Un vrai bonheur ! Et à l’approche de la fin de cette première année, malgré les difficultés de tout concilier, la découverte de la physiologie pour la littéraire que je suis, et le confinement qui a fait que les cours ne sont plus en présentiel mais à distance, je peux vous dire que je suis heureuse d’avoir fait ce choix, d’avoir pris cette décision.

Apprendre la naturopathie me permet d’appréhender ce dont je rêvais depuis plusieurs années : comprendre le corps humain. Et si la route est encore longue et que de nombreuses connaissances me manquent, ma formation me permet aussi de me découvrir moi-même. J’apprends à prendre soin de moi, à écouter mon corps, à me connecter à la nature et à me connaître… Une véritable sortie de zone de confort mais un bonheur tellement immense.

Avec comme guide toujours la même volonté, celle d’aider les autres. Je commence à pouvoir mieux prendre soin de mon mari et ma fille, leur préparer de bons petits plats pour les régaler tout en prenant soin d’eux…

La naturo… oui, mais gourmande !

Même avec 15 kilos en moins et des habitudes alimentaires désormais bien ancrées, je reste profondément gourmande. Hors de question de me passer de mes gourmandises favorites, qu’elles soient salées ou sucrées. J’ai appris à adapter mes recettes, à les réinventer, pour mon plus grand bonheur !

Et comme je déteste m’ennuyer et rester inactive, pour combler les rares moments de pause que j’ai depuis le mois de septembre, je suis une autre formation en parallèle de la mienne, Hygie one. Elle est à distance et spécifique nutrition. Elle est proposée par une nutrithérapeute et naturopathe. C’est un excellent complément qui me permet d’approfondir et de mettre en pratique directement. Cela me permet de tester plein de nouvelles choses !

J’adore jongler entre les différentes farines, remplacer le beurre par des purées d’oléagineux dans mes cookies préférés, préparer des jus de légumes, faire germer des graines. Sans parler du plaisir de sortir un peu plus de ma zone de confort en cuisinant des légumes que je ne mettais que trop peu à l’honneur (asperge, chou-fleur, chou de Bruxelles, les diverses courges, etc.) et en découvrant les protéines végétales comme alternatives à la viande.

Une joie partagée avec mon mari, qui cuisine de plus en plus, en suivant attentivement tout ce que je lui partage de mon apprentissage. Et je ne vous parle pas du sourire de ma fille quand elle m’aide à faire les jus de légumes et de ses « c’est cro bon maman ! » quand elle dévore son chia pudding au goûter et tous les repas que l’on prépare.

Je me sens bien, enfin, épanouie et heureuse dans ma vie professionnelle. D’autant qu’après avoir décidé de fermer ma boutique en ligne de thé, j’ai renoué avec mon autre passion, pour l’écriture. Je propose mes services en tant que rédactrice web et travaille pour des naturopathes avec un bonheur immense. Une autre manière, complémentaire, d’apprendre mon futur métier.

Et si j’ai décidé de créer cet espace, c’est pour concilier mes deux passions sur le long terme : écriture et naturopathie. Merci la vie !

J’espère que ce modeste espace vous plaira et que mes articles vous permettront d’apprendre des choses et vous aideront à prendre soin de vous au quotidien.

Si vous préférez la version audio, je vous propose un premier épisode de podcast dans lequel je reprends les éléments partagés dans cet article :

Avertissement : je tiens à préciser d’une part, que je suis encore étudiante en naturopathie et que mon but n’est pas de vous donner des protocoles. Inutile de me contacter pour me demander des conseils, je ne suis pas encore prête pour ça 😉 Par ailleurs, toutes les informations partagées sur ce site n’ont pas vocation à remplacer un traitement médical quel qu’il soit. Ne pratiquez pas l’automédication, même naturelle. N’interrompez jamais un traitement en cours sans l’avis du médecin qui vous l’a prescrit. Consultez un naturopathe qui vous délivrera des conseils personnalisés et adaptés à votre profil.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *