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Ma vision de la naturopathie

Cela fait très longtemps que je n’ai pas écrit ici à mon grand regret. En effet, je manque de temps et même si j’adorerais écrire plus souvent, j’ai décidé de lâcher la pression et de mettre l’accent sur moi ainsi que ma famille. J’approche bientôt de la fin de ma deuxième année de formation en naturopathie et ma propre vision commence à émerger. J’avais très envie de reprendre le clavier pour partager comment je vois les choses. Alors c’est parti !

Pourquoi cet article ?

Avec mes copains de promo, nous avons eu un échange ce matin au sujet de ce qu’était vraiment la naturo finalement. Nous sommes plutôt chamboulés par les divergences de points de vue d’un intervenant à l’autre. Nous lisons beaucoup en dehors des cours, regardons des vidéos, etc. et la même remarque revient toujours : personne (ou presque) ne pense la même chose. Alors, comment faire lorsque nous sommes en plein apprentissage pour se forger notre propre avis ? Comment savoir si les conseils que nous pouvons potentiellement prodiguer à nos futurs consultants seront vraiment adaptés ? Parce que, pour une même situation, si l’on écoute Pierre il faut faire ainsi et si on écoute Jacques, c’est tout l’opposé qui est le plus adapté. De quoi perdre son latin et se sentir quelque peu dérouté.

Ce que n’est pas la naturopathie

Avant de détailler ma vision de la naturopathie, j’aimerais partager ce qu’elle n’est pas, à mon sens. En premier lieu, il ne s’agit pas d’allopathie verte. L’allopathie est la médecine que pratique un médecin généraliste. Ici, la maladie est traitée par son contraire. Par allopathie verte j’entends le fait de soulager un mal de tête avec de l’huile essentielle de menthe poivrée à la place de paracétamol. C’est déjà mieux certes, mais cette forme de « bobologie » où l’on cherche à traiter n’importe quel symptôme avec des remèdes naturels n’est pas de la naturopathie.

De la même manière qu’il ne s’agit pas d’ingurgiter des tas de compléments alimentaires. Encore une fois, même s’ils sont naturels, et de la meilleure qualité possible, ils ne résoudront pas tout. Ils peuvent avoir leur utilité, j’en conviens. Seulement, ils ne font pas tout. Et lorsqu’une personne consulte un naturopathe, l’idée n’est pas d’attendre qu’un miracle se produise, que la solution vienne de lui. Il donne des pistes mais le véritable acteur, ce n’est pas le naturopathe, c’est la personne qui vient le voir.

Enfin, la naturopathie ce n’est pas « juste » bien manger. C’est beaucoup plus que ça. Alors voyons de plus près ma vision de la naturo.

Ce qu’est la naturopathie

Je vous propose de vous exposer ce qui, à ce jour, et à ce stade de mon apprentissage, représente la naturopathie. Les points ne sont pas classés dans l’ordre, je dirai même qu’il n’y a pas vraiment d’ordre, car la naturopathie est globale, holistique et rassemble tous ces points.

Une reconnexion à la nature

Évidemment, cela va vous paraître simple (voire simpliste) mais la naturopathie est d’abord une reconnexion à la nature. Si nous nous intéressons à l’étymologie du terme, nous avons deux « pistes » :

  • à partir de l’anglais naturopathy vers 1898-1902 : nature + path (chemin) : le chemin de la nature ;
  • sous l’impulsion de Marchesseau, dans les années 1935-40, du grec natura + pathos (ce que l’on ressent naturellement) : le ressenti de la nature.

Et c’est véritablement ce qui m’a marquée au tout début de ma formation. Je suis venue à la naturopathie via la nutrition, après un rééquilibrage alimentaire. Et l’une des premières choses que j’ai faite entre deux cours, c’est de renouer avec la nature. Prendre le temps d’aller me balader, prendre l’air, ralentir, profiter. Et faire des câlins aux arbres, aussi ! Quelle découverte incroyable ! Merci Marianne <3

Aujourd’hui, je dirai que j’ai encore du chemin à faire et que je devrais m’accorder plus de temps en pleine nature. J’ai la chance de pouvoir me balader dans une zone naturelle protégée à 5 min à pied de chez moi, avec la vue sur la Chaîne des Puys. Je m’y rends dès que possible, cela a l’effet d’une recharge. Depuis quelques semaines, j’emmène ma fille de 3 ans. Nous partageons de jolis moments, elle apprécie beaucoup les fleurs notamment.

Un retour à soi

Le premier « exercice » que j’ai appris dès le tout premier week-end de cours est la cohérence cardiaque. L’occasion d’opérer un premier retour à moi, de me recentrer, apprendre à réduire mon stress. Je ne le savais pas encore mais ce n’était que le début…

En effet, la naturopathie insuffle un véritable retour à soi. Les trois techniques majeures (il y en a 10) sont l’alimentation, la psychologie et le mouvement. La nutrition est mise en avant comme étant LA technique, LA base. Alors, oui certes, c’est très important de manger sainement, des aliments de qualité, vivants, bio, de saison et locaux autant que possible. Il ne vous viendrait pas à l’idée de mettre du gazole dans une voiture essence ou inversement. L’idée est la même avec les aliments. Notre corps et nos cellules ont besoin d’un bon carburant pour bien fonctionner.

Seulement, à mon sens, ce qui prime ne se passe dans l’assiette mais dans la tête. Vous aurez beau manger les produits les plus qualitatifs possibles, si votre tête ne suit pas, si vous êtes stressé(e) +++, l’effet des aliments sera bien moindre. Et vous pourrez même avoir du mal à véritablement manger sainement au quotidien. J’ai plutôt une faible estime de moi et dans mes périodes difficiles, je me dis « à quoi bon me nourrir avec de bons aliments ? » et je sais que je ne suis pas la seule…

Surtout, je dois aussi vous avouer que j’ai appris une notion essentielle, dans le cadre d’une autre formation, en nutrition : il existe bien d’autres manières de nous nourrir. Alors je reste fondamentalement gourmande, j’aime toujours autant le chocolat, je demeure La Naturo Gourmande plus que jamais, je « craque » encore souvent, je suis toujours aussi faible face à un paquet de chips. Seulement voilà, j’ai appris à me nourrir spirituellement. Je ne l’aurai jamais imaginé. Cela m’était même totalement inconnu il y a encore un an et demi. Je vous en parlerai dans un article dédié tellement il y a matière à raconter… J’adore maintenant boire un verre de jus de légumes après une longue séance de méditation, une séance Soma ou de la méditation olfactive. J’ai testé les monodiètes, la detox, le jeûne et j’ai pu me rendre compte à quel point nous pouvons manger des quantités trop grandes par habitude ou par peur de manquer alors que notre organisme se porte finalement beaucoup mieux que lorsqu’il est surchargé de nourriture…

La force du vivant

La naturopathie présuppose que nous avons tous en nous une force : la vitalité. C’est d’ailleurs un des 5 piliers de la naturo : le vitalisme (les autres sont le causalisme, l’holisme, l’hygiénisme et l’humorisme). La vitalité en somme c’est ce qui nous permet de cicatriser lorsque nous nous coupons, à nos os de se recalcifier après une fracture. Nous avons une incroyable capacité d’auto-guérison que nous sous-estimons. Nous pouvons soutenir notre force vitale par différents moyens (les fameuses 10 techniques) pour être en bonne santé.

J’ai également découvert la loi de l’Hormèse. Vous savez ce fameux « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ». L’hormèse c’est prendre des bains froids, marcher pieds nus dehors en plein hiver ou en tee-shirt, jeûner, etc. Nous découvrons à quel point notre corps est une machine fantastique.

Une éducation à la santé

La naturopathie nous éduque à la santé. Comme je le disais plus haut, un naturopathe ne donne pas de solutions clé en main. Il vous guide, vous enseigne à prendre soin de vous, de votre santé. Cela comprend une notion de responsabilisation et d’autonomie. En consultant un naturopathe, vous devenez acteur de votre santé, vous devenez responsable. Et petit à petit, vous devenez autonome. Là encore il y a plusieurs écoles. Il y a ceux qui pensent qu’il ne faut suivre qu’une séance, quand d’autres proposent un suivi tout au long de l’année.

Je penche plutôt pour la deuxième solution. L’idée n’est à mon sens pas de proposer à quelqu’un un rendez-vous chaque mois (sauf s’il en ressent le besoin, évidemment). Sur un an, un rendez-vous par trimestre me semble une bonne idée pour appréhender chaque saison, déceler ses forces et ses faiblesses et savoir comment agir au mieux. Prendre sa santé en main ne s’improvise pas du jour au lendemain, en lisant un livre ou deux. Petit à petit, votre naturopathe vous donne toutes les clés qui vous permettront d’accéder à l’autonomie. Et voler de vos propres ailes…

Une démarche préventive

Cette éducation à la santé se fait dans une démarche préventive. Manger sainement, pratiquer une activité physique, gérer son stress et ses émotions, etc. pour atteindre un état d’équilibre (l’homéostasie). Ainsi, cela permet de rester en bonne santé, d’éviter de « s’encrasser », d’avoir des blocages, des inflammations, et tant d’autres…

La recherche de la cause

L’un des piliers de la naturopathie est le causalisme. Nous recherchons la cause d’une maladie, quelle qu’elle soit. Là où votre médecin généraliste (ou un spécialiste) va soigner un symptôme (et la plupart du temps mettre un pansement), le naturopathe va chercher pourquoi vous avez telle pathologie, tel déséquilibre. Cette recherche profonde permet alors de rééquilibrer l’organisme, d’atteindre l’homéostasie. La cause peut être physique mais également symbolique (le plus souvent d’ailleurs). Cela permet ainsi de prendre du recul sur son hygiène de vie, ses habitudes, d’identifier ses croyances limitantes, etc.

La prise en compte d’une personne dans sa globalité

La naturopathie est une discipline holistique. D’ailleurs, l’holisme figure parmi ses piliers, comme nous l’avons déjà vu. L’holisme c’est prendre en compte une personne dans son entièreté : sur le plan physique, émotionnel, psychique, énergétique, social, culturel et environnemental. Ainsi, par exemple, un naturopathe va vous aider à trouver l’origine de vos migraines. Il ne vous donnera non pas seulement un remède naturel pour vous soulager mais vous aidera à identifier la cause et déterminer sur quel plan se situe le blocage. Vous pourrez alors cheminer petit à petit pour vous débarrasser de vos douleurs durablement et profondément.

Un travail de terrain

Ce cheminement passe par un travail de terrain. Vous visualisez un potager ? Alors dites-vous que votre terrain est à l’image du sol au départ. S’il est en mauvais état, il est compliqué d’y faire pousser quoi que ce soit. Ceci étant, il est possible de l’améliorer, l’enrichir. C’est pareil avec notre corps. Nous héritons du terrain de nos parents. Et nous pouvons soit l’améliorer, soit le détériorer selon notre hygiène de vie (c’est ce que l’on appelle l’épigénétique, un autre sujet passionnant).

Un naturopathe définit votre constitution et établit ensuite un plan d’hygiène vitale adapté. Cela vous permettra de renforcer votre terrain pour être en meilleure santé possible, physique ou psychique. Un travail de terrain peut être long, fastidieux. Cela dépend d’où l’on part… C’est ce qui est passionnant dans la naturopathie. C’est parfois difficile et décourageant mais j’aime cette idée d’être acteur de sa santé, responsable.

Bon, le problème maintenant est que dès que j’ai un coup de mou pendant une période où je vais moins bien manger, je ne peux pas m’empêcher aux effets sur ma santé. Et puis je finis par arrêter de me mettre la pression et je regarde ce que je mangeais il y a encore dix ans, le chemin que j’ai parcouru et je me rappelle aussi que l’important est de manger sainement 80% du temps. Les 20% du temps, je me fais plaisir, parce que la naturopathie c’est aussi la vie, les plaisirs, le bien-être, et sûrement pas la frustration.

Un mode de vie

Finalement, la naturopathie est un mode de vie, un art de vivre, une philosophie. Ce n’est pas une injonction au bonheur et au bien-être. Ce n’est pas une obligation de boire des litres de jus de légumes par jour, de faire des jeûnes en veux-tu en voilà. La naturopathie, c’est apprendre à se connaître vraiment, détecter ses forces, ses faiblesses, apprivoiser son corps et apprendre à lui faire confiance. Elle nous amène aussi à comprendre ce que l’on aime vraiment dans la vie, à lâcher prise, pour atteindre l’épanouissement.

Ce mode de vie, je l’adopte au quotidien et j’ai à cœur de le transmettre à ma fille pour lui offrir les meilleures bases pour sa santé et son bien-être. Nous avons tous un grand rôle à jouer. Et si l’éducation nutritionnelle n’est malheureusement pas au programme de l’éducation nationale, à nous parents de transmettre cela à nos enfants.

Aujourd’hui, j’ai encore un long chemin à parcourir, j’ai beaucoup d’incertitudes, de peurs quant à ma future pratique. Mais comme toujours depuis plus de 10 ans dans mon aventure entrepreneuriale, j’ai à cœur de mettre l’humain au centre de tout. J’ai enfin trouvé ma véritable voie, ce à quoi aspire mon moi profond : aider les autres comme on m’a aidée. Je suis passionnée par la nutrition et j’ai envie d’en apprendre toujours plus. Seulement, depuis quelques mois, mon attention se porte beaucoup sur les émotions et c’est en ce sens que j’ai envie d’aider les autres. Tout en douceur.

Si vous souhaitez approfondir au sujet de la naturopathie, je vous renvoie à mon article Définition de la naturopathie, ses 5 piliers et 10 techniques plus complet mais beaucoup plus théorique et « scolaire ».

Comment ça marche ? | Fonctionnement du système digestif

La physiologie fait partie, pour moi, de ce qu’il y a de plus complexe dans mon apprentissage de la naturopathie. Je suis plutôt littéraire à la base alors tu comprendras mes craintes avant de débuter ma formation ! En même temps, j’étais tellement impatiente de découvrir le fonctionnement du corps humain que j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai trouvé des moyens pour comprendre (merci les vidéos YouTube) et retenir l’essentiel. Je vais petit à petit publier une série d’articles très synthétiques sur chaque système de notre merveilleux organisme : le système cutané, le système urinaire, le système respiratoire, etc. Je te propose de commencer en abordant le fonctionnement du système digestif. On va voir son rôle puis les différentes étapes et organes concernés : la bouche, l’œsophage, l’estomac, le duodénum, le foie, la vésicule biliaire, le pancréas et les intestins. Sacré programme n’est-ce pas ? Promis je vais aller à l’essentiel et être synthétique. C’est parti !

À quoi sert le système digestif ?

Le système digestif commence avec la bouche et se termine au niveau de l’anus (ah oui, je ne t’ai pas dit mais en naturopathie, on parle beaucoup de caca ! 🙂 Ne fais pas cette tête, c’est la vie, c’est la nature ! Et c’est important de comprendre comment ça se passe pour être en bonne santé et en forme.) C’est un tube qui fait environ 8 mètres de long. Il est composé de plusieurs organes que nous verrons dans la deuxième partie.

Avant d’aller, plus loin, sache qu’il y a plusieurs étapes dans la digestion :

  • cela commence dans la bouche, où l’on mastique les aliments, qui sont alors broyés et mélangés à la salive ;
  • les aliments descendent le long de l’œsophage, on parle de bol alimentaire ;
  • ce que tu as mangé arrive à l’estomac, tout est arrosé d’acide et broyé encore un peu plus, pour former un genre de bouillie ;
  • il y a ensuite l’étape du duodénum où les aliments sont à nouveau arrosés de différents éléments (des sucs pancréatiques et de la bile pour être plus précise) et c’est à cet endroit que les nutriments commencent à être absorbés ;
  • l’étape intestinale avec l’intestin grêle (où les nutriments continuent d’être absorbés), le côlon (où le bol fécal est préparé pour « sortir »; puis le rectum et l’anus avec le moment de l’excrétion (quand tu vas aux toilettes en somme).

Voilà pour planter le décor. Donc pour aller à l’essentiel, notre appareil digestif sert à :

  • dégrader et transformer les aliments en nutriments assimilables pour l’organisme ;
  • transformer les aliments en peau, os, cheveux, etc. (tout ce qui nous constitue) ;
  • apporter l’énergie dont le corps a besoin pour fonctionner.

Il est indispensable de manger des aliments de qualité et dans de bonnes conditions (dans le calme, sans stress ni colère, et idéalement sans télévision ni musique). Voyons maintenant les différents organes qui entrent en jeu dans le processus de la digestion.

Fonctionnement du système digestif

Les différents organes de la digestion

La bouche

La première chose à faire pour assurer une bonne digestion est de bien mastiquer. Si tu ne mastiques pas assez, tu vas ralentir le processus ou même le compliquer. Ce que tu manges est broyé par les dents qui jouent chacune un rôle puis arrosé de salive. (Au fait tu savais qu’elle est antibactérienne ? Quand un animal se blesse, il se lèche et ça va désinfecter. Si tu te blesses et que tu n’as rien sous la main, lèche-toi ! Sang blaguer). N’oublions pas la langue, qui permet de détecter les différentes saveurs ainsi que mastiquer, déglutir et… parler.

L’œsophage

Il est constitué d’un tuyau (pour simplifier) et il a pour rôle de conduire les aliments situés dans la bouche vers l’estomac sans que l’on fasse de fausse route. L’œsophage va toujours dans le même sens : si l’idée originale te prenait de manger la tête en bas, il fonctionnerait de la même manière !

L’estomac

On pourrait comparer l’estomac à une grosse poche en forme de J. Il est situé entre l’œsophage et le duodénum. Il mesure entre 15 et 25 cm de long. Son volume vide est environ 50 ml. Il peut contenir jusqu’à 3 à 4 litres d’aliments ou de liquides. Mais bonjour la sensation d’inconfort si tu en arrives là !

Son rôle est donc de digérer les aliments via une action chimique (où 1,5 l d’acide chlorhydrique est sécrété par la muqueuse gastrique) et une action mécanique (avec les muscles qui malaxent et mélangent le bol alimentaire de manière à faire une bouillie plus digeste pour la suite des événements). À noter que la digestion dure en moyenne entre 3 et 7 h. L’estomac sécrète également plusieurs éléments mais on ne pas s’attarder dessus pour le moment.

Le duodénum

Une fois que le bol alimentaire sort de l’estomac, il passe dans le duodénum, qui est la première partie de l’intestin grêle. Il mesure environ 12 cm. Son rôle est très important car il absorbe les nutriments. Les nutriments, ce sont les éléments contenus dans les aliments que tu ingères, à savoir les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments, les acides aminés, les fibres, les lipides, les protéines, les glucides et l’eau.

Le foie

Le foie, c’est un truc qui semble un peu moche comme ça mais son importance est capitale dans le corps humain. C’est l’organe le plus lourds du corps humain (environ 1,5-2 kgs). Il est devant l’estomac, sur ta droite. Il a deux lobes. Sa couleur est rouge-brune est il contient 800 à 900 g de sang. Il faut savoir que les cellules du foie sont celles qui se renouvellent le plus vite, tous les deux jours à peu près. Et il est relié aux veines les plus importantes, à savoir la veine porte et les veines hépatiques.

Et le foie ce n’est vraiment pas un truc qui fait semblant. Il a de nombreuses fonctions (certains parlent de plus de 500 !). Je ne vais pas toutes te les citer dans cet article (et je ne vais même pas toutes les mémoriser d’ailleurs !) mais retiens qu’il :

  • fabrique de la bile de manière continue (environ 1 litre par jour) qui est stockée dans la vésicule biliaire (dont on parlera au point suivant). Cette bile permet la digestion des graisses dans l’intestin et elle aide le foie à se débarrasser de ses déchets (entre autres) ;
  • métabolise les glucides, les lipides, les protéines ;
  • il stocke le fer, certaines vitamines et nutriments ;
  • il régularise la circulation et la composition du sang ;
  • il a un rôle « detox » : il filtre le sang en permanence et se charge de rendre les déchets (comme les médicaments, l’alcool, etc.) mois toxiques avant de les évacuer ;
  • etc.

La vésicule biliaire

La vésicule biliaire est en forme de poire. Elle est située sous le foie et stocke la bile. C’est sa principale fonction. Elle évacue également cette bile pendant le processus de digestion dans le duodénum, au moment opportun (le corps humain est une machine incroyable qui me fascine !).

Le pancréas

Le pancréas est une glande qui est située derrière l’estomac. Sa fonction principale est de gérer la glycémie (c’est-à-dire ton taux de sucre dans le sang). En effet, le pancréas permet de sécréter deux hormones : l’insuline (qui prend le sucre du sang pour l’amener aux cellules quand on mange un aliment qui fait monter le taux de sucre dans le sang) et du glucagon, qui va transformer les réserves en glucose dans les moments où on ne mange pas ou quand on jeûne. Il prend ces réserves dans le foie ou dans nos stocks de graisses, les transforme donc en glucose pour les emmener aux cellules. De cette manière, ton taux de sucre dans le sang est le plus stable possible. Tu peux l’aider en mangeant le moins de sucre (raffiné, donc blanc, et aussi des sucres ajoutés) possible. Le pancréas sécrète aussi des enzymes pour digérer les protéines et les glucides. Tu me suis toujours ? J’avoue que j’ai encore besoin d’être proche de mes cours pour en parler, mais avec le temps je finirai par en parler facilement.

Les intestins

Les intestins sont constitués de :

  • l’intestin grêle ;
  • le côlon ascendant ;
  • le côlon transverse ;
  • le côlon descendant ;
  • le côlon sigmoïde.

Ce qu’il faut retenir globalement c’est que l’intestin grêle est spécialisé dans l’absorption des nutriments. C’est aussi le siège de la flore intestinale (80% des cellules immunitaires de l’organisme y sont) avec le côlon. Au niveau du côlon, il va y avoir une réabsorption d’eau et le stockage du bol fécal, prêt à sortir.

On parle beaucoup du microbiote, c’est assez complexe et cela pourrait faire l’objet d’un article, voire d’une série d’articles mais voici ce qu’il faut retenir à ce sujet :

  • il pèse 1,5 kg et représente cent mille milliards de bactéries et plusieurs centaines de germes. Tout ce petit monde vit en étroite symbiose pour assurer ta survie, te défendre et te maintenir en bonne santé ;
  • il se développe dès les premiers jours de la vie. Ensuite il reste plutôt stable. Sa qualité dépend de la voie d’accouchement de ta maman, si elle t’a allaité(e) ou non, de ce que tu as mangé depuis tout petit, des antibiotiques que tu as pris (ou non) ;
  • il aide à la digestion ;
  • il participe à la synthèse des vitamines ;
  • il a une fonction de défense immunitaire en empêchant le développement des bactéries dites pathogènes (les méchantes quoi !) ;
  • on compte environ 200 millions de neurones dans les intestins, autant que dans la moelle épinière ;
  • on parle de nos intestins comme de notre deuxième cerveau, voire du premier… les intestins produisent 95% de la sérotonine du corps, qui est l’hormone qui régule l’humeur, le sommeil, l’appétit, la dépression, etc.

Voilà, on a fait le tour du système digestif. J’ai essayé de faire le plus court possible et de simplifier. J’espère que cela t’aura éclairé. Il est important de bien connaître le fonctionnement du système digestif et surtout de bien manger au quotidien pour être en forme. Privilégie des aliments naturels (des fruits, des légumes, de la viande et du poisson bruts si tu en manges), locaux et biologiques autant que possible. En mangeant, tu régales tes papilles certes mais tu donnes surtout de la matière à ton organisme pour être en bonne santé.

Recette de clafoutis aux cerises healthy

Le clafoutis, c’est un peu une madeleine de Proust. Ma grand-mère et ma mère en préparaient souvent quand j’étais gamine. Avec des cerises, des abricots, des prunes, des pommes, des poires, tous les fruits étaient de la fête. J’ai toujours adoré cette texture proche du flan. Aujourd’hui, je te propose la recette de ma version healthy du clafoutis aux cerises de mon enfance.

Recette de clafoutis healthy aux cerises sans lactose

Je me suis inspirée d’une recette du site de Guy Demarle que j’ai adaptée à mes envies.

Recette de clafoutis aux cerises healthy

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Ingrédients
  

  • 500 g de cerises
  • 3 œufs
  • 30 g de sucre de coco
  • 50 g de farine petit épeautre
  • 20 g de poudre d’amande
  • 1/2 cuillère à café de vanille en poudre
  • 250 ml de lait d’amandes
  • 1 cuillère à soupe de purée d’amandes

Instructions
 

  • Préchauffer le four à 180°. Laver les cerises.
  • Mélanger tous les ingrédients : œufs, sucre de coco, farine de petit-épeautre, poudre d’amandes, vanille, lait d’amandes et purée d’amandes. Vous pouvez les mettre dans un blender ou mélanger à la main.
  • Ajouter les cerises et bien remuer. Graisser un moule à tarte avec de l’huile de coco puis verser la préparation.
  • Enfourner pour 30-35 minutes.

Notes

Bon appétit !
Qui veut une part de délicieux clafoutis aux cerises sain et sans lactose ?

Pourquoi bien cuire ses aliments ? | 6 astuces pour le quotidien

Quand on entame un rééquilibrage alimentaire, on fait en sorte de choisir les meilleurs aliments possibles pour sa santé. Fruits, légumes mais aussi viande et poisson si l’on n’est pas végétarien. La qualité de ces aliments est importante, mais ce n’est pas le seul critère à prendre en compte. En effet, la cuisson joue sur les vitamines que tu vas au final assimiler dans ton organisme. Alors pourquoi bien cuire ses aliments ? Je te propose 6 astuces pour le quotidien, pour te faciliter la vie et optimiser tes repas. C’est parti !

1 | L’impact de la cuisson sur les aliments

On cuit traditionnellement les aliments pour les rendre plus comestibles et digestes. Cela permet aussi de mieux les conserver et détruire les micro-organismes néfastes pour la santé. Seulement, la cuisson n’est pas sans impact sur la qualité nutritionnelle des aliments. En effet, elle les dénature et détruit la plupart des nutriments (vitamines et minéraux). Au final, une fois dans l’assiette, l’essentiel s’est envolé. Dommage quand on souhaite bien manger pour être en bonne santé.

L'importance de la cuisson des aliments : 6 astuces pour préserver les vitamines

2 | La cuisson à la cocotte-minute

La cocotte-minute, avec la cuisson à la vapeur serait, selon certaines personnes (et belle-maman !), le meilleur moyen de préserver toutes les vitamines. Pas tout à fait mon capitaine. En effet, une cocotte-minute cuit sous pression, pouvant atteindre jusqu’à environ 140°C. Autant te dire que les vitamines ne résistent pas et les plus sensibles sont détruites.

3 | Les vitamines sont liposolubles

Il faut savoir que les vitamines sont liposolubles, c’est-à-dire que dans l’eau, elles se détruisent. Par ailleurs, elles résistent peu à l’air et à la chaleur. En résumé :

  • préfère acheter des fruits et légumes en petites quantités plus souvent que faire de grosses provisions ;
  • évite autant que possible de faire cuire tes fruits et légumes dans l’eau, et encore plus avec un départ à froid. Les vitamines les plus touchées lors de la cuisson sont les vitamine C, B9, A et les provitamines A.
Pourquoi bien cuire ses aliments ? Mes astuces pour le quotidien

4 | Les températures de destruction des vitamines selon les modes de cuisson

La destruction des vitamines intervient à des températures différentes selon les modes de cuisson. Ainsi, elles sont détruites :

  • après 102°C à la vapeur douce ;
  • après 42°C dans l’eau ;
  • après 70°C dans les huiles ;
  • à plus de 120°C dans un four (où la température monte la plupart du temps bien au-dessus, fabriquant des composés toxiques. Alors un gâteau doré c’est joli mais en fait ce n’est pas le meilleur pour ton petit corps jeune padawan !)*

5 | L’importance du temps de cuisson

La température de cuisson est importante mais elle n’est pas la seule à entrer en jeu. En effet, le temps a aussi un impact. Plus tu feras cuire tes aliments longtemps, moins tu préserveras leurs vitamines. J’aime beaucoup l’exemple que prend Marion Kaplan* quand elle explique que c’est comme pour nous quand on fait un sauna ou un hammam. On peut y rester quelques minutes mais pas indéfiniment. Sinon nous aussi on finit par être tout cuits 🙂 Tu peux donc préparer tes légumes au wok en les éminçant et en les saisissant seulement quelques minutes. Ils seront encore un peu croquants.

Bien cuire ses aliments pour préserver les vitamines

6 | La vapeur douce, pour préserver au mieux les nutriments des aliments

Au final, un aliment ne doit pas cuire au-delà de 95°C pour préserver tous ses nutriments. À la vapeur douce (et donc notamment au Vitaliseur), on ne peut pas dépasser cette température. Les viandes cuisent à 60-70°C, voire 80°C, les poissons à 70°C et les gâteaux 80°C.

Voilà, on a fait le tour et tu sais maintenant pourquoi bien cuire tes aliments. Les différentes températures selon les modes de cuisson n’ont plus aucun secret pour toi ! J’espère que mes astuces t’aideront à y voir plus clair et te permettront de cuire tes fruits, légumes, viandes et poisson plus sainement. Au fil du temps, je rédigerai des articles plus complets sur ce sujet mais il me semblait intéressant de commencer ainsi. Je préfère préciser que je ne fais pas la promo du Vitaliseur, je n’ai aucun intérêt là-dedans. Je ne les connais pas et j’ai simplement acheté le mien car on en a beaucoup parlé en formation et je suis convaincue de l’importance de bien cuire ses aliments. J’en reparlerai et ferai un premier bilan quand je l’aurai utilisé pendant plusieurs semaines.

*Source : Hors-série 95°C fourni lors de l’achat du Vitaliseur.

PS : si tu souhaites acheter un vitaliseur, n’hésites pas à me contacter. Je me suis inscrite (par erreur je dois le reconnaître) pour être prescripteur. En gros l’idée est que cela te donne une réduction et moi je cumule des points pour acheter un vitaliseur. Bon, moi j’en ai déjà un, je n’ai pas besoin d’en acheter un autre, mais ça peut être un joli cadeau à offrir à ma petite communauté dans le cadre d’un concours par exemple, et surtout, toi ça te fait économiser quelques euros :

  • Petit Robinson à 140€ au lieu de 159€ + 8€ de port soit 167€
  • Le Duo céramique à 62€ au lieu de 68€ + 6€ de port soit 68€
  • Le Vitaliseur Grand Chef à 205 € au lieu de 218€ + 12€ de port soit 230€
  • Le Pack Vitaliseur Grand Chef à 249€ au lieu de 259€ + 15€ de port soit 274€
  • LeTrioGrandChef: 72€ au lieu de 76€ +6€ de port soit 82€
  • La Soupière céramique : 68€ au lieu de 68€ + 6€ de port soit 74€

Gâteau chocolat courgettes au vitaliseur

Le gâteau chocolat courgettes, je crois que je ne l’avais encore jamais essayé ou alors il y a très longtemps. J’avais hâte que ce soit de nouveau la saison pour essayer. Et comme je viens de recevoir mon vitaliseur, je me suis dit qu’il était plus intéressant de le faire cuire avec, plutôt qu’au four, histoire de préserver toutes les vitamines de ce joli légume d’été que je prépare à toutes les sauces. J’ai totalement improvisé dans ma petite cuisine, pour un résultat vraiment sympa et gourmand ! Et je mets quiconque au défi de deviner qu’il y a de la courgette dedans ! C’est parti pour ma recette de gâteau chocolat courgettes au vitaliseur, à la fois moelleux et fondant !

Gâteau chocolat courgettes au vitaliseur

Temps de préparation 10 min
Temps de cuisson 45 min
Type de plat Dessert
Cuisine Française
Portions 1 cake

Ingrédients
  

  • 2 courgettes (pour environ 400 g épluchées)
  • 180 g de chocolat noir 70% de cacao
  • 4 œufs
  • 60 g de sucre muscovado
  • 50 g farine petit épeautre
  • 50 g farine de châtaigne
  • Un peu de bicarbonate

Instructions
 

  • Mettre de l’eau dans le vitaliseur et faire chauffer.
  • Pendant ce temps, éplucher les courgettes et les mixer dans un blender ou les râper.
  • Faire fondre le chocolat dans la soupière du vitaliseur (ou à défaut au bain-marie classique).
  • Fouetter les œufs avec le sucre, jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux puis le déposer sur les courgettes.
  • Ajouter le chocolat fondu. Mélanger le tout.
  • Ajouter la farine. J’ai fait un mélange petit épeautre et châtaigne mais vous pouvez mettre uniquement du petit épeautre ou de la farine de blé (je limite ma consommation de gluten et je préfère utiliser la farine de petit épeautre qui même si elle contient du gluten est plus digeste). Mettre une pincée de bicarbonate alimentaire.
  • Verser la préparation dans le moule à cake du vitaliseur et laisser cuire 40 min. Si vous n’avez pas de vitaliseur, vous pouvez essayer au four à 180°C pendant 20 min et tester avec la pointe d’un couteau puis prolonger la cuisson éventuellement.

Vous pouvez manger ce gâteau chocolat courgettes seul ou accompagné d’une crème anglaise par exemple. Je vous donnerai bientôt ma recette de crème de cajou qui accompagne à merveille mes gâteaux au chocolat.

Bon appétit ! 😉

Pesto de fanes de carottes

Le pesto, j’adore ça. Jusque là, pour moi c’était du basilic et puis voilà. Mais comme j’aime changer d’horizon, j’ai réalisé un pesto avec des fanes de carottes. Par ailleurs, je n’aime pas le parmesan, je l’ai donc remplacé par des noix de cajou et des amandes. Cette recette est très facile et rapide à préparer.

Pesto de fanes de carottes

Alexandra
Ma recette de pesto de fanes de carottes facile et rapide, sans fromage !

Ingrédients
  

  • 1 botte de fanes de carottes fraîches
  • 80 g de noix de cajou
  • 80 g d’amandes complètes avec la peau
  • De l’ail (2 gousses, plus ou moins selon vos préférences)
  • 1 cuillère à soupe de levure de bière
  • De l’huile d’olive en fonction de la consistance que vous voulez obtenir
  • Un peu de sel

Instructions
 

  • Tout d’abord, la veille, faites tremper les amandes et les noix de cajou dans de l’eau. Laissez-les au moins douze heures.
  • Lavez les fanes de carottes. Trempez-les bien dans un saladier d’eau pour enlever la terre.
  • Selon la taille du bol de votre mixeur, coupez les fanes.
  • Dans le bol d’un mixeur, déposez les fanes de carottes, l’ail, la levure de bière, les amandes et les noix de cajou puis le sel.
  • Ajoutez un peu d’huile d’olive et mixez. Renouvelez l’opération jusqu’à obtenir la consistance que vous souhaitez. Pour ma part, je voulais un pesto que l’on pourrait tartiner sur des crackers. Vous pouvez le faire plus liquide si vous voulez.

Notes

Vous pouvez utiliser ce pesto pour tartiner sur du pain mais aussi pour accompagner des légumes, de la viande ou des féculents. J’en ai mis dans des courgettes râpées, crues et cuites, dans du riz, etc. Laissez libre court à votre imagination et votre gourmandise !

Bon appétit !

Définition de la naturopathie, ses 5 piliers et 10 techniques

Avant toute chose, il est important de poser les bases : qu’est-ce que la naturopathie, finalement ? Je rédige cet article comme si j’expliquais la naturopathie à mes parents. Avec toute la bienveillance et la simplicité possible et une petite dose d’humour. Je vous propose de parler un peu d’histoire puis de voir précisément la définition de la naturopathie, à quoi elle sert et dans quels cas elle est indiquée. Ensuite on s’intéressera aux 5 piliers sur lesquels elle repose et les 10 techniques qu’elle utilise. Cela va être un peu long, alors préparez-vous une petite boisson chaude pour accompagner votre lecture. C’est parti !

Qu’est-ce que la naturopathie ? | Introduction

Petite histoire de la naturopathie

Tout commence avec Hippocrate

Si elle est mise en avant depuis peu, la naturopathie n’est pas vraiment née de la dernière pluie. En effet, il faut remonter à Hippocrate, né vers 460  avant J.-C. et mort en 377 av. J.-C. Le monsieur était astrologue, mathématicien, physicien, médecin et prêtre. Cela devait être compliqué de tout faire tenir sur son CV… ! Ce qui nous intéresse particulièrement ici est son rôle de médecin. Pas un charlatan du coin, un vrai. Celui qui d’ailleurs donne son nom au serment traditionnellement prêté par les médecins en Occident avant de commencer à exercer. Et déjà, il mettait en avant le rôle de l’alimentation sur la santé « Que ton aliment soit ta seule médecine ». Il y a des controverses sur la formulation exacte, on trouve aussi « Que ton aliment soit ton premier médicament » mais vous saisissez l’idée.

L'importance de l'alimentation en naturopathie

 À l’époque, les maladies avaient forcément une origine surnaturelle, les Déesses et les Dieux étaient omniprésents. Et Hippocrate, lui, considérait plutôt qu’une maladie provenait d’un déséquilibre entre les différents liquides du corps, qu’on appelle les humeurs (rien à voir avec la bonne ou la mauvaise humeur, on va en reparler un peu plus bas dans l’article, vous comprendrez tout). Il recommandait notamment de veiller à son hygiène de vie et plus particulièrement à l’alimentation. Je vous préviens, on va beaucoup parler de l’importance de ce que l’on met dans son assiette. C’est un peu la base de la naturopathie. Si vous avez une boîte de Ferrero à finir, c’est maintenant, après il sera trop tard, mouahahahah !!

La naturopathie, une médecine traditionnelle

La naturopathie est une médecine traditionnelle, au même titre que toutes celles à travers le monde et notamment la médecine ayurvédique (en Inde) et la médecine chinoise. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit une médecine traditionnelle comme « la somme totale des connaissances, compétences et pratiques qui reposent sur les théories, croyances et expériences propres à une culture et qui sont utilisées pour maintenir les êtres humains en bonne santé ainsi que pour prévenir, diagnostiquer, traiter et guérir des maladies physiques et mentales ».

L’origine du terme naturopathie

Le terme naturopathie, ou plus précisément « naturopathy » a été inventé aux États-Unis en 1896 par Benedict Lust et John Scheel. Quelques années plus tard, en 1902, le terme a été enregistré et protégé et la première école a vu le jour sur le sol américain. En 1920, on comptait déjà plus de 20 écoles sur le marché américain ! D’un point de vue étymologique, « naturopathy » est issu de « nature » (nature en français) et de path (le chemin), ce que l’on pourrait donc traduire par « le chemin de la nature ».

Pour voir apparaître la naturopathie en Europe, il faudra attendre les années 1935-40, avec Pierre-Valentin Marchesseau, considéré comme le père de la naturo (pour les intimes). Du côté de l’étymologie (grecque), cela donne : natura / pathos, que l’on peut traduire par « le ressenti de la nature ». 

Ma petite maman, mon petit papa, (je ne sais pas si d’autres personnes auront le courage de me lire, à part mon mari aussi !) vous l’aurez donc compris, « ma » naturo est fortement en lien avec… la nature. Voilà pourquoi je vous parle autant de plantes et d’alimentation depuis que j’ai commencé ma formation !

Définition de la naturopathie

« L’histoire c’est bien, mais en gros ça veut dire quoi ta naturo là et puis ça sert à quoi ? » Ouais, je vous vois venir, je sais ce que vous pensez. Alors, ok, parlons définition de la naturopathie maintenant. Définir la naturopathie, est un vaste sujet (vous avez 4 heures devant vous ?). Si on regarde du côté de la Fena (ex-FENAHMAN, la fédération des écoles de naturopathie), il s’agit de « l’art et la science qui étudient, enseignent (pédagogie) et pratiquent les lois de la vie (biologie), afin de maintenir, optimiser ou retrouver la santé » (1985). La Fenahman en 2005 ajoutait « La naturopathie, fondée sur le principe de l’énergie vitale de l’organisme, rassemble les pratiques issues de la tradition occidentale et repose sur les dix agents naturels de santé (alimentation, exercice, hydrologie, plantes, réflexe, lumière, psychologie, …). Elle vise à préserver et optimiser la santé globale de l’individu, sa qualité de vie, ainsi qu’à permettre à l’organisme de s’auto-régénérer par des moyens naturels ».

Les principes de la naturopathie

Pour résumer, la naturopathie c’est :

  • l’utilisation de méthodes naturelles ;
  • l’éducation à la santé, pour rester en forme et bien vivre, en bonne santé (on dit d’ailleurs qu’un naturopathe est un « éducateur de santé », et je dois bien avouer que j’adore l’idée de pouvoir, au terme de ma formation, éduquer les gens à la santé, un peu comme mon ancienne diététicienne m’a appris à manger équilibré) ;
  • une approche globale (on considère la personne comme un ensemble, tant physique que psychologique). On parle d’holisme (voir plus loin) ;
  • une démarche préventive qui responsabilise et rend active la personne qui vient consulter. Le consultant fait partie prenante du processus, notamment par son alimentation, en suivant le « régime » alimentaire conseillé, en incorporant des techniques comme la méditation ou la cohérence cardiaque en cas de stress par exemple. Et oui, on naturo, on ne compte pas sur l’action de médicaments en continuant sa vie sans rien changer. Bref, la naturo vous fait un peu sortir de votre zone de confort (pour moi, sortir de ma zone de confort, au tout début, c’était manger du tartare d’algues, boire des jus de légumes, pratiquer des monodiètes, etc.) ;
  • une recherche de la cause à l’origine du ou des troubles ressentis (on parle de causalisme, on verra ça un peu plus loin) ;
  • une écoute attentive (une consultation dure entre 1 heure et 2 heures selon les praticiens) ;
  • la personnalisation des conseils donnés. Il est fondamental de comprendre qu’un conseil pourra être valable pour une personne mais pas pour une autre, en fonction de son terrain (oui on fait du jardinage en naturopathie !), de sa constitution, du traitement éventuel qu’elle prend, etc.

« Mais alors finalement, c’est quoi la différence avec ce que nous dit notre généraliste ? » (Bon, en vrai, si mon père me posait cette question il me dirait « toubib » mais vous avez saisi l’idée). J’y viens !

Le triangle médical

Parmi les différents types de médecines qui existent, on parle de triangle médical. À la base du triangle, on a Hippocrate, avec les médecines traditionnelles (et la naturopathie donc). Ensuite, sur la partie gauche, on a ce que l’on appelle l’allopathie classique, avec Pasteur, puis à droite, les médecines dites « douces », représentées par Samuel Hanhemann, à l’origine de l’homéopathie.

L’allopathie classique

L’allopathie est donc pratiquée par tous les médecins que l’on peut consulter, qu’ils soient généralistes (le médecin traitant donc) ou spécialistes (un cardiologue, un dermatologue, et toute la panoplie). Pour bien comprendre, on va encore regarder l’étymologie. Et on se rend compte qu’allopathie vient du grec « allos » qui signifie « contraire ». La maladie est alors traitée par son contraire.

On a ici une approche de la maladie, selon des symptômes. On établit un diagnostic puis on délivre un traitement (avec des médicaments) dans le but d’aboutir à la disparition des symptômes. Les médicaments sont des molécules chimiques de synthèse mais aussi des vaccins. Il faut savoir qu’on ne connaît pas les effets possibles des mélanges au-delà de 3 molécules de synthèse qui interagissent ensemble. Trois molécules, ça peut aller très vite…

Le problème, c’est que l’allopathie a recours fréquemment à des médications chimiques et le corps peut avoir des difficultés à les éliminer. Ensuite, les médicaments peuvent avoir des effets iatrogènes (ah oui, j’ai oublié de vous dire, la naturo, c’est un moyen super sympa pour gagner une partie de Scrabble, vous verrez au fil de mes articles !), c’est-à-dire qu’à partir de 3 médicaments de synthèse pris en même temps, on ne peut pas connaître les effets et cela peut provoquer d’autres maladies. Combien de fois j’ai entendu des anciens raconter que leur traitement leur soulageait un trouble mais leur en provoquaient de nouveaux…

Par ailleurs, l’allopathie maintient le patient dans un rôle déresponsabilisant. Le docteur « sait tout » et le malade reste passif. De plus, il n’est pas pris en compte dans sa globalité. Mon médecin traitant ou mon dermatologue ne me posent jamais aucune question sur mes émotions ou le stress que je peux ressentir lorsqu’on évoque mon eczéma… J’ai le droit à une pommade pour me soulager, point. Alors elle est efficace sur le moment, mais dès que je l’arrête, mon eczéma revient illico. Et au passage, des cochonneries se sont infiltrées dans mon organisme…

Attention, je ne crache pas dans le soupe et je ne dis pas que l’allopathie, c’est mal. Elle est indispensable en cas d’urgence, de danger. Des progrès extraordinaires ont été réalisés ces dernières années, avec du matériel de haute technologie et des méthodes qui ont pu sauver des gens. Elle est aussi nécessaire quand la maladie a pris le dessus, comme dans le cas d’un cancer.

Différences entre allopathie et naturopathie

Les médecines dites « douces »

Les médecines douces sont réservées aux médecins diplômés d’État. C’est davantage une médecine de fond, où on va prendre en compte le patient de manière plus globale, avec une écoute plus attentive. L’homéopathe pose un diagnostic affiné, plus personnalisé, selon le terrain (que certains essaient de restaurer). Le traitement est, comme en allopathie, anti-symptomatique mais sans effets iatrogènes. Cela peut être utile pour une personne qui n’est pas très impliquée et n’a pas envie de faire trop d’efforts pour guérir (quand je dis ça, je n’émets pas un jugement, au contraire. On peut être tellement las de souffrir d’une pathologie qu’on n’a pas l’envie ni l’énergie de se prendre en main).

Ceci étant, l’homéopathie permet de soulager des maladies de « degré moyen » et ne peut rien faire en cas d’urgence. Elle n’est pas suffisante si la maladie a pris le dessus. Il y a peu ou pas de prévention. Le malade ne fait pas de remise en question. Si on ne change rien dans son quotidien, les troubles vont rester, malgré les médicaments.

Les médecines traditionnelles et la naturopathie

La naturopathie (vous la voyez arriver, un peu comme Zorro ?!) propose une approche globale, dans une volonté d’éducation à la santé, avec un souhait de responsabiliser le consultant. Lors d’une consultation, un naturopathe ne réalisera jamais un diagnostic (il n’a pas le droit). Il fera votre bilan vital (cette thématique fera l’objet d’un prochain article complet) qui lui permettra de comprendre la problématique que vous rencontrez et vous proposera des changements adéquats dans votre hygiène de vie.

Ceci étant, la naturopathie n’est pas suffisante si la maladie a pris le dessus. Il faut alors consulter un médecin. Pour autant, l’un n’exclue pas l’autre. Les deux peuvent agir de consort (on parle de médecine intégrative). Et si on va voir un naturopathe pour une pathologie précise, il sera alors nécessaire d’avoir un diagnostic établi par un docteur en médecine. Dans ce cas, un accompagnement pourra être proposé pour soulager la personne. Enfin, la naturopathie ne convient pas aux personnes qui ne souhaitent pas s’impliquer. Certes, on peut vous conseiller des compléments alimentaires mais il faudra prendre part à votre propre guérison. Cela passe notamment par l’alimentation. Alors les compléments c’est bien, mais si vous continuez à ingurgiter des fast-food, des plats préparés et des kilos de sucre à longueur de semaine, cela ne servira à rien. Désolée de plomber l’ambiance ! Et oui, c’est moi qui dis ça, moi à qui ma diététicienne avait dit, lors du premier rendez-vous « bon il va falloir manger comme une adulte maintenant ! ». Oops !

Encore une fois, aucun jugement dans mes propos. Simplement l’envie de vous faire comprendre que consulter un naturopathe est une décision que l’on ne peut prendre que soi-même, en le voulant vraiment et en étant conscient qu’un minimum d’efforts devra être fourni pour obtenir des résultats. N’allez pas voir un naturopathe juste pour faire plaisir à quelqu’un.

Vous avez besoin d’une deuxième tasse de thé ou d’infusion ? Un petit café ? Faites une pause, on va enchaîner cette longue définition de la naturopathie avec ses 5 piliers et les 10 techniques qu’elle utilise.

Le recours aux plantes en naturopathie, notamment sous forme de d'infusions

Les 5 piliers de la naturopathie

Pour bien comprendre la naturopathie, il convient de s’intéresser à ses 5 principes fondateurs, que l’on appelle les 5 piliers. Allez hop, on y va !

Le vitalisme

Le vitalisme est à la base de toutes les médecines traditionnelles. On considère qu’il y a une force vitale à l’origine de la vie et donc de toute guérison. Selon les médecines, on parle de qi (en médecine traditionnelle chinoise) ou encore de prana (en ayurveda). En naturopathie, on parle de force vitale. Pour faire simple, c’est ce qui nous permet de cicatriser quand on se coupe, mais aussi aux os de se recalcifier après une fracture. Cela concerne aussi la fièvre, qui permet de lutter contre une infection. En naturopathie, la fièvre n’est pas forcément mauvais signe. Il faut bien la contrôler et s’assurer qu’elle ne dépasse pas une certaine température mais on ne cherche pas automatiquement à la combattre en prenant un médicament. Tant que l’on n’est pas malade, on peut soutenir la force vitale. Dès lors qu’on est dans ce que l’on appelle le lésionnel, on consulte un médecin.

L’humorisme

L’humoriste est la science qui étudie les humeurs. Oui, je sais, vous êtes bien avancés avec ça ! Comme je le disais plus haut, il ne s’agit pas de bonne ou de mauvaise humeurs. Cela concerne les liquides qui circulent dans notre organisme : l’eau, le sang, la lymphe et le liquide interstitiel. On baigne un peu dans une grande baignoire en fait ! En naturopathie on va veiller à ce que tout ce petit monde circule bien et que ce qui doit être éliminé le soit bien. Le plus souvent, les maladies s’installent parce que ces humeurs circulent mal et qu’une surcharge de toxines est présente. On doit alors drainer, hydrater et stimuler. La sédentarité est notamment un facteur de ralentissement de notre métabolisme. Il faut bouger, chacun selon ses possibilités mais l’important est de se mettre en mouvement, même avec un petit peu de marche, ou des mouvements doux type pilates ou yoga, c’est essentiel pour être en forme.

L’hygiénisme

L’hygiénisme se décompose sous trois formes :

  • une hygiène alimentaire (une alimentation saine, équilibrée, avec des aliments vivants (c’est-à-dire crus, comme des légumes (non non un naturopathe ne vous fera pas manger des vers vivants !), des graines germées, des algues, etc.), cela peut aussi concerner une monodiète, un jeûne… ;
  • une hygiène neuro-psychique (se sentir bien dans sa tête et son cœur) ;
  • une hygiène corporelle (le fameux mouvement, l’activité physique mais aussi la respiration, l’élimination).

Le principe est d’être au contact des éléments de la naturel comme le soleil, la lumière, l’eau, la terre, l’air, les animaux, etc.

On doit trouver un bon équilibre entre tout cela pour être en bonne santé.

Le causalisme

Le causalisme est la méthodologie de la naturopathie. On recherche la cause première, profonde de ce qui a déclenché une maladie. On ne parle pas de symptômes mais de cause. Finalement, un naturopathe est un détective qui va chercher d’où peuvent venir vos troubles. Hippocrate disait d’ailleurs « Cherche la cause et traite-la, puis cherche la cause de la cause et traite-la, enfin cherche la cause de la cause de la cause et traite-la ».

L’holisme

On va se pencher à nouveau sur l’étymologie. Holisme vient du grec Hôlos, qui signifie, tout, entier. On s’intéresse à l’être humain dans sa globalité. Lorsqu’on fait des recherches pour trouver la cause d’une maladie, on ne regarde pas que le plan physique, on s’intéresse également au plan psychologique. Je reprends l’idée de l’eczéma. On va chercher d’où il vient et pas seulement chercher à le faire disparaître avec une crème. Cela peut avoir de nombreuses origines, qu’elles soient physiques ou psychologiques (comme le stress notamment). Un être humain a des pensées, des sentiments, qui peuvent avoir une incidence sur l’aspect physique. Lorsqu’un naturopathe vous reçoit en consultation, il mène une véritable petite enquête en vous posant plusieurs questions. On dit qu’il pratique une anamnèse (encore un mot sympa à placer au Scrabble !).

Ça va, vous me suivez toujours dans cette définition de la naturopathie ? Allez, dernière ligne droite avec les 10 techniques !

Les 10 techniques de la naturopathie

Une fois que le naturopathe a mené sa petite enquête, il va utiliser différentes techniques pour vous aider à résoudre vos problématiques. On compte 10 techniques, parmi lesquelles 3 majeures et 7 mineures. Petit tour d’horizon rapide pour mieux comprendre.

En naturopathie, l'alimentation a une place particulièrement importante

Les 3 techniques dites majeures

Les aliments ou « bromatologie »

Ici on parle d’alimentation au sens large, que ce soit la diététique (avec la possibilité de réaliser des monodiètes, des jeûnes, des régimes spécifiques), la nutrition, les différentes cures ou encore la micronutrition (avec le recours à des compléments alimentaires quand c’est nécessaire). L’alimentation a une place prépondérante en naturopathie. On fait désormais le lien entre de nombreuses pathologies et les aliments ingérés. Les plats préparés, les aliments ultra-transformés de l’industrie agro-alimentaire représentent de véritables catastrophes pour la santé, et pour l’environnement. J’y reviendrai plus largement au fil de mon cursus.

Si vous devez retenir une chose, c’est que tout ce que vous mangez permet à votre corps de fonctionner. Un peu comme lorsque vous faites le plein d’essence pour que votre voiture continue à rouler. Si vous ne mettez pas le bon carburant, la dynamique s’enraye et la voiture tombe en panne. C’est pareil pour le corps humain. Il est fondamental de bien se nourrir, avec des aliments de qualité, biologiques autant que possible, d’origine locale également.

Le mouvement ou « kinélogie »

L’idée ici est d’être toujours en mouvement, au moins un minimum. On ne va pas se lancer dans un marathon coûte que coûte mais plutôt faire ce que l’on peut, selon ses possibilités physiques, le temps dont on dispose, etc. Toutes les occasions sont bonnes pour bouger un peu, même aller chercher le pain à pied, descendre un arrêt de bus plus tôt et terminer le chemin à pied. La sédentarité est à l’origine de nombreux troubles, comme le mal de dos, la constipation, un manque de mobilité avec des blocages. Au-delà de l’aspect physique, bouger est également essentiel d’un point de vue du système nerveux, avec une meilleure gestion du stress.

Les idées ou « psychologie »

Il est ici question aussi bien de développement personnel, que de relaxation, de psychanalyse ou encore de psychothérapie. Comme je le soulignais plus haut, nos pensées et nos émotions peuvent avoir des incidences sur le plan physique. Il est essentiel de veiller à avoir une bonne hygiène mentale. Si vous broyez du noir toute la journée, vous ne vous sentez pas bien et ne pouvez pas être en bonne santé. Vous savez on dit souvent « c’est psychosomatique », vous voyez l’idée ?

La naturopathie pour apprendre à gérer son stress

Voilà pour les 3 techniques majeures sur laquelle la naturopathie. Elles sont essentielles et fondamentales. En parallèle, un naturopathe peut avoir d’autres cordes à son arc pour vous aider.

Les 7 techniques dites mineures

L’eau ou « hydrologie »

On comprend l’eau au sens large : thermalisme, thalassothérapie, bains (chauds ou froids, généraux ou locaux), douches (écossaise), enveloppements et irrigations, comme les lavements, etc. On utilise l’eau pour stimuler la force vitale. On peut aussi citer le sauna et le hammam pour favoriser la sortie des toxines par la peau.

On n’oubliera pas non plus bien-sûr l’eau comme une simple boisson. Il est primordial de bien boire chaque jour. On dit environ 1,5 l, pour être plus précise cela dépend aussi du poids et de l’activité physique de la personne. Retenez simplement qu’il faut boire et ne pas attendre d’avoir soif pour le faire. Privilégiez des petites gorgées de temps en temps plutôt qu’un grand verre en une seule fois. (Alors, ça c’est un message spécialement adressé à mon petit papa, qui se reconnaîtra !)

Les mains ou « chirologie »

Cela concerne les massages (californien, thaï, coréen, etc.) et les ajustements (comme l’ostéopathie notamment). On peut ajouter l’utilisation d’huiles essentielles.

La réflexologie

Cela concerne aussi bien la réflexologie plantaire que palmaire, auriculaire, nasale, faciale ou vertébrale. L’idée est qu’il y a une sorte de correspondance entre un organe en particulier et les autres endroits du corps. On stimule à distance l’organe dit malade via les nerfs (pour faire très raccourci). Cela évite de toucher directement un organe s’il est douloureux. Par ailleurs, la réflexologie procure un grand sentiment de détente et de relaxation.

La réflexologie plantaire figure parmi les techniques de la naturopathie

Les fluides ou « magnétisme »

Ici on parle des pierres, des aimants, des magnétiseurs, de prières. Il fait partie des techniques que je connais le moins actuellement, je vous en dirai plus le moment venu pour ne pas vous dire de bêtises 😉

Les rayons ou « actinologie »

Cela concerne principalement la lumière, que ce soit via le soleil, la Lune, mais aussi les rayons ultra-violets, les infrarouges, la luminothérapie mais aussi l’utilisation des couleurs (chromothérapie et chromatothérapie). Comme pour le magnétisme, je vous en dirai plus par la suite.

Les gaz ou « pneumologie »

Ici on va chercher à apaiser le système nerveux. On utilise alors la méditation, la cohérence cardiaque (ce sujet fera l’objet d’un article dédié je pense. J’ai découvert cette pratique en septembre au début de ma formation et elle m’aide beaucoup au quotidien pour gérer mon stress), la respiration ventrale, complète ou alternée. Cela concerne également le yoga, le Qi Gong, la diffusion d’huiles essentielles, etc.

La naturopathie fait une place importante aux plantes notamment sous forme de tisanes

Les plantes ou « phytologie » et « aromathérapie »

Parmi les techniques mineures, celle-ci fait partie de mes préférées. Les plantes sont tellement incroyables ! Elles peuvent énormément nous accompagner au quotidien. La législation européenne est très stricte et limite la vente de certaines plantes et huiles essentielles est réservée aux pharmacies et laboratoires. Néanmoins, de nombreuses plantes restent accessibles. On peut les prendre aussi bien par la voie orale (en tisanes, en sirop, sous forme de gélules, etc.) ou par la voie cutanée (avec des compresses, des cataplasmes, etc.).

Avant de prendre une plante sous quelque forme que ce soit, demandez toujours conseil à un professionnel de santé. Ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est inoffensif, je pense notamment aux huiles essentielles, qui, mal utilisées, peuvent s’avérer dangereuses.

Voilà, nous sommes arrivés à la fin de mon premier gros dossier. Vous en savez maintenant un peu plus sur la définition de la naturopathie. Ses 5 piliers et ses 10 techniques n’ont plus de secret pour vous ! Au fil du temps, je reviendrai plus précisément sur certains points. J’espère que cet article vous donnera envie de prendre soin de vous et pourquoi pas de contacter un naturopathe 😉 Prenez soin de vous ! Si vous préférez la version audio, vous pouvez écouter mon podcast :

Pourquoi la naturopathie ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il me semble essentiel de vous parler de mon histoire avec la naturopathie. C’est vrai ça, pourquoi la naturopathie ? Dans cet article, je partage avec vous comment j’ai découvert ce qui est aujourd’hui devenu ma passion et sera, d’ici septembre 2022 j’espère, mon métier. Tout a commencé avec une diététicienne. De discussions en réflexions, j’ai découvert la naturopathie. Un an après, je m’inscrivais à ma formation. Le début d’une belle aventure… Confidences…

Tout commence par un rééquilibrage alimentaire…

Remontons à environ 5 ou 6 ans. À l’époque, j’avais 15 kilos de plus et je ne supportais plus le reflet que je voyais dans le miroir ni la sensation dans mes vêtements, toujours trop serrés… Sur les conseils d’une amie, je suis allée voir une diététicienne. Et avec le recul, je peux dire que ça a changé ma vie… Et pourtant c’était plutôt mal parti. Je me souviens que j’avais du noter une ou deux semaines de repas pour préparer mon premier rendez-vous. Cela permettait à la diététicienne de voir un peu comment je mangeais en détail. Le verdict a été sans appel. Elle m’a dit « bon, et bien, il va falloir manger comme une adulte maintenant ! ».

Il faut dire qu’à l’époque, je mangeais vraiment n’importe comment. Plats préparés, gâteaux industriels, sodas, fast-food et compagnie. Vous la voyez la fille qui revient de loin ? Quelques années auparavant même, on habitait, avec celui qui est aujourd’hui mon mari, au-dessus d’un Quick, qui se trouvait en face d’un… McDo. Vous voyez le truc ? J’étais étudiante et la solution de facilité était souvent d’aller chercher un truc rapide…

Je ne mangeais que peu de légumes, beaucoup de féculents, de mauvaises graisses et trop de sucre. La seule chose positive concernait les fruits. J’ai toujours adoré ça. Une bonne habitude donnée par mon père. Je me souviens des kilomètres qu’on faisait l’été en vacances pour trouver des bons abricots et brugnons !

Grâce à ma diététicienne, bienveillante et patiente, j’ai appris beaucoup. Je suis même repartie à zéro. J’ai véritablement appris ce que voulait dire manger équilibré. Et petit à petit, je me suis passionnée pour la nutrition. Mon mari m’a tout de suite suivie dans ma démarche. En parallèle de l’alimentation, on a repris une activité physique régulière. J’ai perdu 15 kilos, lui 25, et a même réalisé un marathon en 2019 !

Le grand chamboulement de ma grossesse…

Il y a maintenant trois ans, délestés de nos kilos superflus et avec un meilleur moral, mon mari et moi avons pris la plus jolie décision de notre vie : devenir parents. Si l’idée d’être maman me comblait de joie, celle de reprendre les kilos que j’avais perdus me hantait. J’ai donc continué à voir ma diététicienne, qui m’a accompagnée tout au long de ma grossesse. J’ai pris seulement 12 kgs, sans me priver. J’avais tellement à cœur de transmettre le meilleur à ma fille pour lui permettre de prendre un bon départ dans sa vie…

Une grossesse, ça chamboule tout. J’ai profité de mon congés pour prendre du recul et je me suis demandée ce que je voulais vraiment faire. J’avais en tête une idée que j’avais à ce moment résumée comme « un médecin généraliste du bonheur ». Je voulais accompagner des gens comme on m’a aidée sur le plan de l’alimentation, en ajoutant quelques techniques complémentaires comme la méditation ou le sport. Sans oublier les plantes. Elles étaient déjà très présentes à l’époque, puisque je tenais ma propre boutique en ligne de thé. Je m’étais dit que je pourrai aider les gens d’une manière générale et les orienter vers des spécialistes selon leurs besoins. Comme un médecin généraliste, je m’imaginais les recevoir et les diriger vers des spécialistes tels qu’un(e) sophrologue, un(e) diététicien(ne), un(e) coach sportif(ve), etc.

Je ne savais pas vraiment la forme exacte que cela prendrait mais ce dont j’étais sûre, c’est que je voulais aider les autres. Comme on m’avait aidée moi. Et cela me guide toujours aujourd’hui.

La découverte de la naturopathie

Un jour, je discutais avec une amie (la même qui m’avait conseillé d’aller voir ma diététicienne), on parlait de mon projet. Elle me conseille de regarder du côté de la phytothérapie. Elle trouvait que ça me correspondait bien. En rentrant chez moi, j’ai tout de suite fait des recherches. Phytothérapeute m’a alors rapidement conduite vers la naturopathie. Et quand j’ai lu ce que c’était, cela a fait tilt !

C’était exactement ce que j’avais en tête depuis plusieurs années. Je me suis immédiatement reconnue dans les principes et les valeurs de la naturo. Il me semblait que j’avais enfin trouvé ma voie. L’excitation était à son comble. Seulement voilà, on ne devient pas naturopathe en ayant lu quelques livres. Si la profession n’est pas officiellement reconnue par l’État (dans les faits, n’importe qui peut s’installer comme naturopathe du jour au lendemain), il est quand même mieux de suivre une formation. On parle de santé et on ne joue pas avec ça.

Mes premières recherches m’ont alors montré que les écoles se trouvaient loin de chez moi : Paris, Toulouse, Lille, Bordeaux, Lyon, etc. Ma fille avait à peine quelques mois. Il me semblait inconcevable de partir un week-end complet à l’autre bout de la France sans mon bébé. De plus, les frais de déplacement à terme représentaient une somme trop importante. Alors j’ai regardé du côté des formations à distance, comme un lot de consolation. C’était un peu « ça ou rien », et renoncer à mon rêve.

Et puis, quelques mois plus tard, en avril 2019, je relance des recherches. Et, complètement par hasard, sur le site du Pôle emploi, je découvre qu’une école va ouvrir en septembre à Clermont-Ferrand (merci Myrtea formations !). Je vous laisse imaginer mon excitation ! Comme une gosse le matin de No¨el. J’ai tout de suite dit à mon mari « c’est un signe ! ». On a alors beaucoup discuté tous les deux. S’engager dans une formation de 3 ans, un week-end sur deux en présentiel, avec une petite fille de moins de 2 ans, n’est pas une décision qu’on prend à la légère.

Le grand saut : l’inscription à ma formation de naturopathie

Mon mari m’a tout de suite soutenue et m’a dit de foncer. J’ai attendu quelques semaines, le temps de bien peser le pour et le contre et de m’arranger avec ma culpabilité de laisser mon bébé un week-end sur deux. Partir le samedi matin, rentrer le samedi soir puis repartir le dimanche matin en laissant mes deux amours, quel crève cœur ! J’ai failli renoncer, me trouvant trop égoïste de vouloir me lancer dans cette formation. Et puis, je me suis rendue à l’évidence. Et les papillons que j’avais dans le ventre à chaque fois que je regardais le programme de formation ont fini de me convaincre.

C’est ainsi que j’ai débuté ma formation en septembre 2019. Je me souviens du premier jour où je suis partie, partagée entre l’excitation de débuter cette belle aventure et la culpabilité de laisser mon mari et ma fille à la maison… Et puis j’ai tout de suite aimé l’ambiance qui régnait, que ce soit avec mes collègues ou la première intervenante, qui a posé les Accords Toltèques comme base de fonctionnement. Je me suis dit que ça ne pouvait que bien se passer ! Je suis rentrée le dimanche soir avec des étoiles plein les yeux, et en me disant que j’étais au bon endroit, avec les bonnes personnes !

C’est ainsi que nous nous donnons rendez-vous toutes les deux semaines pour apprendre notre futur métier. Un vrai bonheur ! Et à l’approche de la fin de cette première année, malgré les difficultés de tout concilier, la découverte de la physiologie pour la littéraire que je suis, et le confinement qui a fait que les cours ne sont plus en présentiel mais à distance, je peux vous dire que je suis heureuse d’avoir fait ce choix, d’avoir pris cette décision.

Apprendre la naturopathie me permet d’appréhender ce dont je rêvais depuis plusieurs années : comprendre le corps humain. Et si la route est encore longue et que de nombreuses connaissances me manquent, ma formation me permet aussi de me découvrir moi-même. J’apprends à prendre soin de moi, à écouter mon corps, à me connecter à la nature et à me connaître… Une véritable sortie de zone de confort mais un bonheur tellement immense.

Avec comme guide toujours la même volonté, celle d’aider les autres. Je commence à pouvoir mieux prendre soin de mon mari et ma fille, leur préparer de bons petits plats pour les régaler tout en prenant soin d’eux…

La naturo… oui, mais gourmande !

Même avec 15 kilos en moins et des habitudes alimentaires désormais bien ancrées, je reste profondément gourmande. Hors de question de me passer de mes gourmandises favorites, qu’elles soient salées ou sucrées. J’ai appris à adapter mes recettes, à les réinventer, pour mon plus grand bonheur !

Et comme je déteste m’ennuyer et rester inactive, pour combler les rares moments de pause que j’ai depuis le mois de septembre, je suis une autre formation en parallèle de la mienne, Hygie one. Elle est à distance et spécifique nutrition. Elle est proposée par une nutrithérapeute et naturopathe. C’est un excellent complément qui me permet d’approfondir et de mettre en pratique directement. Cela me permet de tester plein de nouvelles choses !

J’adore jongler entre les différentes farines, remplacer le beurre par des purées d’oléagineux dans mes cookies préférés, préparer des jus de légumes, faire germer des graines. Sans parler du plaisir de sortir un peu plus de ma zone de confort en cuisinant des légumes que je ne mettais que trop peu à l’honneur (asperge, chou-fleur, chou de Bruxelles, les diverses courges, etc.) et en découvrant les protéines végétales comme alternatives à la viande.

Une joie partagée avec mon mari, qui cuisine de plus en plus, en suivant attentivement tout ce que je lui partage de mon apprentissage. Et je ne vous parle pas du sourire de ma fille quand elle m’aide à faire les jus de légumes et de ses « c’est cro bon maman ! » quand elle dévore son chia pudding au goûter et tous les repas que l’on prépare.

Je me sens bien, enfin, épanouie et heureuse dans ma vie professionnelle. D’autant qu’après avoir décidé de fermer ma boutique en ligne de thé, j’ai renoué avec mon autre passion, pour l’écriture. Je propose mes services en tant que rédactrice web et travaille pour des naturopathes avec un bonheur immense. Une autre manière, complémentaire, d’apprendre mon futur métier.

Et si j’ai décidé de créer cet espace, c’est pour concilier mes deux passions sur le long terme : écriture et naturopathie. Merci la vie !

J’espère que ce modeste espace vous plaira et que mes articles vous permettront d’apprendre des choses et vous aideront à prendre soin de vous au quotidien.

Si vous préférez la version audio, je vous propose un premier épisode de podcast dans lequel je reprends les éléments partagés dans cet article :

Avertissement : je tiens à préciser d’une part, que je suis encore étudiante en naturopathie et que mon but n’est pas de vous donner des protocoles. Inutile de me contacter pour me demander des conseils, je ne suis pas encore prête pour ça 😉 Par ailleurs, toutes les informations partagées sur ce site n’ont pas vocation à remplacer un traitement médical quel qu’il soit. Ne pratiquez pas l’automédication, même naturelle. N’interrompez jamais un traitement en cours sans l’avis du médecin qui vous l’a prescrit. Consultez un naturopathe qui vous délivrera des conseils personnalisés et adaptés à votre profil.

Bonjour !

Bonjour et bienvenue sur mon site !

Qui a dit que manger sain impliquait des repas fades et tristes ? À travers mon site, je souhaite vous partager ma vision de la naturopathie : des recettes saines ET gourmandes !

Étudiante en naturopathie en fin de première année, j’ai créé cet espace pour partager avec vous tout ce que j’apprends et qui m’émerveille dans ma formation.

Je vous donne rendez-vous pour vous expliquer ce qu’est la naturopathie et comment elle peut vous aider au quotidien.

Et pour mettre en pratique chez vous, je vous proposerai des recettes de cuisine saines pour vous faire plaisir tout en prenant soin de vous.

Voilà toute ma vision de ma future pratique en tant que naturopathe : aider mes consultants à prendre soin d’eux tout en se régalant. Les deux sont loin d’être incompatibles !

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Alexandra